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14.01.2009

Le web2


Les systèmes d'information s'adaptent aux besoins des techniques du Web 2.0 Par Hubert Gaillard le 26/04/2007. Le développement de l'interactivité sur les sites et les intranets se fait sans attendre une refonte profonde de l'architecture des systèmes.
La semaine dernière par l'Economist Intelligence Unit - le bureau d'études de The Economist -, ce que les spécialistes des technologies de l'information répètent depuis deux ans maintenant : le Web 2.0 est promis à un développement brillant dans le secteur de la banque et de l'assurance.
Sous ce vocable d'initié se regroupent, comme on le sait, un ensemble de techniques et d'applications telles que les blogs ou la vidéo par exemple, qui toutes visent à favoriser en entreprise le travail collaboratif, en facilitant l'accès et le partage de l'information sur les intranets et, sur les sites web ouverts à la clientèle, à encourager la participation active des consommateurs à l'élaboration des contenus et à multiplier les occasions de dialogue direct avec les commerciaux.

 

L'enjeu marketing est d'importance car les attentes de la clientèle des banques en la matière sont fortes, comme l'a bien montré l'enquête menée en fin d'année dernière sur le marché français par le Benchmark Group, bureau d'études américain, pour le compte du fournisseurs de logiciels et solutions Adobe (voir graphique).

Enrichir les fonctionnalités

Cette étude a montré en outre que les responsables impliqués dans les projets internet des banques de détail et sociétés de crédit sont bien conscients de cette nécessité d'enrichir les fonctionnalités ou services clients. Pour deux tiers d'entre eux, il s'agit de mettre en place de nouvelles interfaces concernant la souscription en ligne de produits financiers ou d'assurance mais aussi de gestion de compte (banque en ligne et suivi de dossier). Ils sont 53 % à envisager des outils améliorés de simulation en ligne et 49 % des fonctionnalités enrichies de pré-souscription. Enfin, 40 % des responsables envisagent des outils de démonstration en ligne et la vidéo. Et le Benchmark Group de rappeler que 78 % des banques ou établissements de crédit avaient, pour cette année, des projets à court terme visant à rénover l'interface de leurs services de gestion de compte. Et 68 % des banques ou sociétés d'assurances envisageaient aussi de revoir les interfaces pour les services de souscription en ligne. Pour ce qui concerne les intranets, 39 % des spécialistes qui ont participé à l'enquête en ligne du Benchmark Group et qui sont impliqués dans ce type de projet en banque de détail planifient des modifications dans les interfaces liées aux applications métiers destinées aux collaborateurs et réseaux commerciaux.

 

Comme le souligne une étude du Towergroup, publiée fin mars, le Web 2.0 devrait donc modifier en profondeur les types d'applications logicielles, utilisées par les maisons de titres en particulier, tant dans les utilisations internes qu'externes, en promouvant cette collaboration et cette participation accrue des utilisateurs. Au point que ce bureau d'études parle « d'Enterprise 2.0 », d'entreprise communicante qui utiliserait nouveaux outils et technologies web pour la gestion de la connaissance et le travail collaboratif, le recueil et la distribution de données et les interactions avec les clients et les partenaires d'affaires. Des perspectives d'autant plus grandes que le très haut débit est appelé à se développer dans les années à venir.

 

Davantage d'adaptabilité

Ce mouvement vers l'enrichissement des applications internet dans la banque et l'assurance, cette transition vers le Web 2.0, ont naturellement d'importantes conséquences sur l'organisation des systèmes d'information des établissements. Davantage d'agilité et d'adaptabilité permanente s'imposent déjà. L'on comprend mieux dans ces conditions tout l'intérêt que peut présenter le passage à une architecture orientée services (SOA) pour les promoteurs d'interactivité accrue au sein de l'entreprise et dans les relations de celle-ci avec sa clientèle. Mais la mise en place d'un véritable SOA au sein d'un établissement bancaire est une tâche de très grande ampleur, qui ne se justifie pas par le seul besoin de développer des applications Web 2.0.

De fait, l'intégration d'applications reste un casse-tête majeur pour les entreprises : elle consomme quelque 40 % du budget type en matière de système d'information, estime une étude publiée en février par le bureau d'études britannique Aberdeen Group et réalisée en partenariat avec le spécialiste des services Web2.0, Nexaweb. Or, les processus métiers et les données sont inscrits au sein d'applications multiples. Et l'architecture orientée services est perçue comme le moyen technologique de résoudre le problème de l'intégration des applications, souligne Aberdeen.

 

Des applications « composites »

Toutefois, constate le bureau d'études, la plupart des organisations ne sont pas suffisamment engagées dans le SOA pour que l'on puisse qualifier véritablement l'architecture de leurs systèmes d'ouverte. Elles se tournent plutôt vers la mise en place d'applications dites « composites » de façon à fournir aux lignes de métiers le plus de valeur ajoutée possible, le plus rapidement possible. Une démarche opportuniste, souvent prioritaire par rapport aux grands projets de modification en profondeur de l'architecture des systèmes.

Ces applications « composites » font appel à des logiques et des données collectées auprès de sources multiples au sein du système d'information de l'entreprise. Leurs interactions sont gérées grâce à l'utilisation de standards Web Services comme XML, SOAP et WS-*. Et ce type d'applications peut donc être mis en œuvre même si l'organisation n'a pas développé une architecture orientée services, au plein sens du terme. Une approche qui répond naturellement aux vœux des fournisseurs de solutions Web 2.0.

 

Rien, donc, sur le plan technique ne paraît devoir s'opposer à ce développement rapide ou, à tout le moins, à l'expérimentation poussée d'outils plus interactifs au sein des intranets des banques ou sur les services web clients. De fait, estiment les spécialistes, les obstacles sont plutôt d'ordre culturel ou correspondent à des préoccupations en matière de sécurité, voire de maîtrise marketing, comme le relève une étude récente du spécialiste britannique des applications internet Conchango (lire l'entretien).

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